Empty Spaces ● Mongolia - Bruno Ohanian
Empty Spaces ● Mongolia
2 hommes au kilomètre carré.
C’est la densité en Mongolie, pays grand comme 2,5 fois la France, pour 3 millions d’habitants. L’horizon y est vertigineux, les steppes infinies.
Une fois sorti d’Ulan-Bator, la capitale tentaculaire et ultra polluée, ce ne sont plus les hommes qui sont majoritaires, ce sont les animaux. Les steppes sont le territoire des rapaces, des chevaux, moutons et autres yaks. Dans des paysages d’aube du monde perpétuelle, les troupeaux paissent l’herbe verte, évoluent, se mélangent dans un ballet quotidien.
Tout le monde nait cavalier, et les chevaux sont les biens les plus précieux.
C’est aussi le pays des odeurs, celle des fleurs des champs qui tapissent le sol, celle du lait, ou celle, plus forte et entêtante, du mouton que l’on mange ici à tous les repas.
En hiver, à -60C, la vie s’arrête. L’été justement, on prépare l’hiver, les troupeaux engraissent, on stocke le foin et on profite des beaux jours. Dans les yourtes installées pour la saison, les enfants passent leurs vacances estivales avec l’immensité comme terrain de jeu.
Les conditions sont rudes, mais on ne manque de rien.
On se contente de peu, par humilité et par nécessité. L’homme y vit avec la nature, et tout s’y mérite…dans cet « environ nulle part ».



Région de Karakorum. Les hommes s'entrainent au tir. Ici on chasse principalement les marmottes, grasses et nombreuses dans la région, qui égaieront les repas des prochains jours.
Monastère de Gandantegchinlin, Oulan-Bator. Sourires, prières... Les Mongols sont majoritairement bouddhistes, et fervents.
Monastère de Gandantegchinlin, Oulan-Bator. C'est jour de mariage dans le centre de la capitale, les demoiselles d'honneurs s'apprêtent pour la cérémonie.
Région de Kharkhorin. Dressage d'un cheval sauvage. Les chevaux sont présents par centaines dans la steppe. Ils ont tous un propriétaire, marqué sur leurs cuisses, mais tous ne sont pas dressés. Les premières séances sont très délicates, et réussir à dompter le cheval n'est pas une épreuve facile. Notre compagnon, Ulree, réussira à en dresser un. En guise de récompense, le généreux propriétaire lui offrit le cheval.
Kharkhorin. L'ancienne Karakorum, capitale de Gengis Khan, est de nos jours une ville moyenne, de 10 000 habitants. A 8 heures de route de la capitale, elle surgit de la steppe, mêlant sur le bitume chevaux et voitures..
Région de Kharkhorin. Les aigles et autres rapaces planent en permanence au dessus de la steppe, terrorisant les chiens de prairie. Autour des yourtes, les restes des repas sont également rapidement "nettoyés"...
Région de Kharkhorin. Urlee est un cavalier hors-pair. Guide l'été, comme en ce moment, il vit à Kharkhorin avec sa femme et ses 2 enfants.
Région de Kharkhorin. Les enfants passent les vacances d'été en montagne, avec leurs familles. Dégourdis, ils s'occupent des chevaux, traient et rentrent les chèvres, vont chercher l'eau...
Région de Kharkhorin.
Région de Kharkhorin. La famille se met en route pour son second campement, en altitude. C'est la saison des fourrages, ils coupent et stockent le foin durant des semaines, en prévision de l'hiver.
Région de Kharkhorin. Un si grand terrain de jeu...
Région de Kharkhorin. Tous les matins, il faut retrouver et rassembler les chevaux, qui sont laissés libres la nuit.
Région de Kharkhorin. Les Mongols ne coupent jamais les cheveux des enfants avant leur 3 ans, voire plus tard. La cérémonie de la première coupe est une fête importante familiale, qui symbolise du futur espéré pour l’enfant: la beauté pour les filles, et la force pour les garçons.
Région de Kharkhorin. Le soleil se couche, les motos partent dans la vallée pour rassembler les moutons et les chèvres éparpillés, klaxonnant à tue-tête sous les yeux nonchalants des chevaux .
Région de Kharkhorin.
Région de Kharkhorin. Au milieu de la steppe, les enfants n'ont pas de réseau...mais ils ont des idoles.
Oulan-Bator. Une vendeuse de graines, pour les pigeons.
Région de Kharkhorin. Rasage matinal pour Ulree, élégant en toute circonstances.
Kharkhorin. Le frère d'Ulree est venu le saluer, car il s'absente pour un voyage. En Mongolie, chaque départ se doit d'être salué, fêté...et arrosé.
Région de Kharkhorin. Terrain de basket, et pâturage pour les yaks à la fois.
Monastère de Gandantegchinlin, Oulan-Bator.
Erdenesant. Sur le chemin vers Kharkhorin, le long de la seule route de la région se trouvent des gargotes, pour les voyageurs affamés. Dans les effluves de mouton, il y a des bus qui partent et qui viennent d'Oulan-Bator. Et il y a aussi des gens abîmés, perdus.
Région de Kharkhorin. Dans la yourte, la télévision, alimentée par un panneau solaire, fascine les enfants. Aux murs, les multiples médailles remportées au concours traditionnel mongol: le Naadam. Les courses et épreuves de chevaux sont très prestigieuses, mais on y pratique aussi le tir à l'arc, la lutte mongole, ou les osselets.
Monastère de Gandantegchinlin, Oulan-Bator. Sur la place devant le monastère, les habitants nourrissent centaines de pigeons, avec beaucoup de précautions. Les pigeons ne doivent surtout pas s'envoler. Et c'est réussi, ils tapissent littéralement la place.
Oulan-Bator.
Erdenesant. A mi-chemin d'un trajet de 7 heures entre Ulan-Bator et Kharkhorin, à 3 heures de la capitale, et au milieu de rien, c'est un des seuls arrêts possibles pour se ravitailler dans la région.
Kharkhorin. En Mongolie on mange de la viande, beaucoup de viande. Et rien ne se gaspille. Les têtes sont prisées, surtout celles de mouton, pour lesquelles on se dispute, littéralement, les yeux ou les oreilles.
Oulan-Bator. La ville est saturée de véhicules, c'est une des villes les plus polluées au monde. En permanence, toutes les rues sont bouchées, et les voitures pares-chocs contre pares-chocs Et l'hiver, les poêles à charbon des quartiers de yourtes ajoutent au tableau. Il n'est pas rare que la neige qui tombe, soit grise, ou noire.
Oulan-Bator.
Oulan-Bator. Le centre de la ville se mondialise, des immeubles, grattes-ciels, poussent ça et là. L'architecture est douteuse. Autour du centre, des quartiers de yourtes, plus pauvres, sans eau courante. Et à un jet de pierres de la capitale, deux énormes centrales à charbon dominent la plaine, crachant leur fumée noire directement en ville.
Oulan-Bator.
Top